Les PiouCorns


La légende!

Il y a fort, fort longtemps, un petit Piou corrézien rêvait de devenir une licorne. Lui si petit, si chétif, si blanc, enviait les couleurs chatoyantes, les soyeuses crinières et l'élégances naturelles des licornes de la région.

 

Des fois, jusqu'à tard dans la nuit, notre oiseau essayait tant bien que mal de tresser ses plumes afin d'avoir lui aussi une belle crinière. 

Mais ses efforts étaient vains.

 

 

Trois heures plus tard, Piou revenait avec des baies glanées autours du château : mûres, fraises sauvages et quelques vieux glands.

 

Les cinq familiers sortirent de leur cachette à la vue d'un tel festin, et n'en firent qu'une bouchée!

Une fois repus, les Shirambas se mirent en cercle autour de l'oiseau et commencèrent une danse cérémoniale bien rythmée. Le chant du sorcier feuillu les accompagnait, et plus le sorcier chantait fort, et plus les Shirambas sautaient haut. Ces sauts dessinaient une toile magique autour du piou, qui se sentait enivré et pris au piège dans une ronde infernale.

C'est avec un cri de stupeur qu'une corne apparu sur le crâne blanc de Piou.

La toile se rapprocha de Piou pour fusionner avec lui dans un majestueux arc-en-ciel de couleurs.

 

Piou, épuisé, il lui fallu quelques minutes pour reprendre ses esprits.

 

Le Manitou feuillu fit apparaître un miroir et Piou admira sa nouvelle apparence : son blanc était lumineux, ses ailes étaient devenus colorées, et une petite corne couleur or, étincelait au milieu de son crâne.

 

Piou non déçu de ressembler entièrement à licorne plutôt que d'en être une, s'était transformé en l'UNIQUE PIOUCORN.

 

Le jour Arc-en-Ciel, grande fête de l'équinoxe du printemps, un sorcier feuillu venant tout droit du soleil couchant promettait d'exhausser tous vœux mêmes farfelus en échange d'un présent de la forêt. 

Le Piou sauta sur l'occasion!!

Seuls dans une souche abandonnée, décorée pour l'occasion de belles tentures végétales, les deux personnages s'entretinrent...

Malgré la grandeur de ses pouvoirs, le sorcier feuillu ne pouvait faire de notre Piou une licorne. Leur sang était beaucoup trop pur.

Cependant il promit à l'oiseau de trouver une solution si celui-ci lui rapportait de quoi nourrir ses Shirambas Kanouïs, de timides familiers (mais très farceurs) qui l'accompagnaient dans son voyage.